Lyon

2011, nouvelle année, nouvelles résolutions, nouveaux objectifs

2011, nouvelle année, nouvelles résolutions, nouveaux objectifs!!!!

    En cette année 2011, ma résolution sera d'alimenter plus souvent ce blog en parlant de la course à pied principalmeent mais aussi de tous les évenements qui me tiennent à coeur.

    Orienté sur ma personne, ce blog vous délivrera mes performances, mes sensations, mes aventures.... et mes rencontres!

    Le dernier billet était un descripif de ma course de septmebre 2010 "la nuit des cabornes" et ma belle performance en prenant la 4ème place. Cette course m'avait mis en confiance pour l'objectif de l'année qu'était les templiers. Malheureusement, cette course aveyronnaise fut la plus dure de ma jeune "carrière". En effet, après analyses, conversations avec médecins, kiné, amis et famille, j'y ai connu beaucoup de souffrances: 25 derniers kilomètres avec des crampes régulières, fringale, chutes, ce fut une vraie épreuve que j'ai tout de même bouclé avec le soutien des bénévoles, des autres trailers et de ma famille au bout du téléphone. Espéré en 8h, j'ai conclu cette course en 10h pour finir 380ème sur 2700 participants. Pour une première participation, l'essentiel est de terminer mais ce début de course trop rapide et trop habillé m'a fait du mal sur la dernière partie de course lorsque le temps s'est gâté. Je ne développerai pas plus cette mauvaise expérience, il aut savoir rebondir! Mais, ce fut une édition extraordinaire de difficultés pour tous et surtout pour moi. Si je devais retenir une chose de cette course hormis les paysages manifiques, ce serait le nombre incalculable de trailers s'arrêtant le long des chemins épuisés de fatigue. Je fus à plusieurs reprises l'un des leur, mais c'est bien la première course ou j'observe autant de détresses.

    Suite à cette course, malgrè une récupération basée sur le vélo, la natation et la course à pied, je n'ai pu faire passer un espèce de kyste poplité qui me gêne encore aujourd'hui. Des rendez vous avec le médecin, un chirurgien spécialiste du genou m'emmène ce lundi à un scanner qui en dira plus. Mais le chirurgien m'a d'ores et déjà déconseillé la course à pied de longue durée de part mon poids et ma carrure trappue. Mais, tétu et passionné que je suis, je continuerai la course à pied avec seulement une nouvelle hygiène de vie et un régime pour perdre un peu de poids.

    Depuis les templiers fin octobre, j'ai donc participer à deux courses (joggiles 21kms en novembre et la coursière hivernale 17kms en janvier) et j'ai ralenti l'entrainement pour faire une pause et redynamiser mon corps. Ainsi, je n'ai effectué que des footing d'entretien sans chronomètre pour retrouver le plaisir de courir. L'hiver sans neige ne m'a fait partir au ski et en altitude qu'une dizaine de jours pour l'instant.

    D'autres part, au mois de juillet 2011, je m'envolerai pour le Chili durant trois semaines.

    C'est en prenant en compte tous ces paramètres que j'ai repris l'entrainement il y a deux semaines et me suis fixé pour 2011 deux demi saisons. Une première m'amenant sur un objectif fin juin début juillet à définir et une seconde demi saison m'ammenant sur un objectif octobre novembre pouvant être les templiers. Je suis en pleine construction de ma saison 2011 et vous donnerai le programme sur un prochain billet...

    Enfin, les entrainements running 2011 du vendredi soir 19h au parc tête d'or ont repris il y a deux semaines et le niveau est déjà là.... Mais, vous êtes les bienvenus!

 

Sportez vous bien!!!!

La nuit des Cabornes

Trail 2010

LA NUIT DES CABORNES

11 septembre 2010 à Saint-Romain au Mont d'Or (Rhône-69-)


   Cette course est nouvelle dans la région. Ce fut, en cette année 2010, la seconde édition. Organisée au coeur des Monts d'Or, cette course est incroyable pour plusieurs raisons.

   Son départ est donné à 20h30 au couché du soleil, la frontale est donc une obligation. La traversée des monts d'or est totale puisque l'ensemble des villages attachés à ces monts sont traversés sur le 42kms. Et, malgré un aménagement toujours plus ridicule pour goudronner un maximum de chemins, ce trail nous emmène de montées en descentes, de col en ruisseau, avec 95% de chemins. Assez incroyable pour tous lyonnais habitués à se perdre dans ces monts lors de leurs entrainements.

   En cette année 2010, l'organisation a mit en place un 42 kms très exigeant, mais aussi, pour les moins fous furieux, un 25 kms qui a permit d'attirer un plus grand nombre de trailers que l'an passé. Le 42 kms affichait un dénivelé positif de 2000m alors que le 25 kms affichait moitié moins. La barrière du choix de distance se trouvait au 15ème kilomètre, après avoir escaladé le mont Cindre, puis le mont Thou qui offrait une vue imprenable sur notre belle ville de Lyon.

 

   20h30, 18°, temps sec et ciel étoilé. La course part très vite d'entrée malgré l'attaque directe de l'ascension du mont Cindre. Un premier groupe de quinze coureurs se forme dans lequel les leaders du 25 kms se positionne accompagné du futur vainqueur du 42kms. Pour ma part, je suis en retrait et laisse partir progressivement ce groupe. Derrière moi, deux coureurs, dont un du team running conseil, discutent alors que l'ascension a déjà commencé. je me laisse rattrapé et leur demande leur distance: 42 kms. Je décide de me mettre dans leur foulée pour rester au contact des meilleurs. Je suivrai leur rythme durant 12 kilomètres tant bien que mal puisque le rythme est soutenu et peu variable malgré des changements de dénivelé incessants. Mais, connaissant la première partie de course, je m'accroche et reste concentré sur ma pose du pied sur ces sentiers façonnés par les pluies orageuses du début de semaine. Les pierres sont nombreuses et roulent régulièrement, les racines des arbres ressortent et peuvent piéger à tout moment, le sentier se rétressi parfois au travers les ronces... la concentration doit être totale.

   C'est au premier ravitaillement des 12kms que je perds la foulée de mes prédécesseurs qui ont a peine prit le temps de s'arrêter alors qu'il me parait important de boire un peu de coca et de me verser un peu d'eau pour refroidir le moteur qui a chauffé dans cette ascension du mont Thou puis du mont Verdun. Je repars donc seul avec un coureur en point de mire. Une partie roulante se dessine enfin mais celle-ci s'avère piegeante de par l'enchainement de faux plats montants et descendants. Je relance et augmente ma vitesse ce qui me permet de recoller à l'un des deux partenaire du début de course. Dans une descente technique je le double et c'est avec plaisir que j'arrive à la barrière des 15 kilomètres. Le choix est fait, je me sens bien même si je pense être parti un peu vite, je pars donc pour le 42. Ma position est officielle, je suis 4ème du 42 et mon ancien partenaire échappé est juste une minute devant en compagnie du second. J' envoie du gros c'est décidé... Mais la partie devient encore plus technique avec des montées et descentes sur des sentiers de "ruisseau". L'eau a tellement ravalé le secteur que ça devient très technique avec la frontale. Les montées sont de plus en plus dures en termes de dénivelé. On a l'impression de parcourir la même foret en long, en large et en travers. On ne sort plus de ce paysage de montées descentes au sein d'une forêt aux arbres et branches renversés. Le saut de haies devient régulier et les premières sensations de crampes aux isquios jambiers se font sentir. Je suis seulement au vingtième kilomètre que déjà les crampes font leur apparition. Je décide donc de marcher vite dans les montées et d'augmenter la vitesse et donc les risques dans les descentes. Durant les montées je bois énormément en espérant que se ne soit pas trop tard pour éviter les crampes. Mon premier ravitaillement n'a pas été bon dans le sens ou je n'ai mangé qu'un carré de chocolat et un tuc. Mon camel back n'a pas été assez sollicité lors du début de course de part la nécessité de suivre le rythme des partenaires. J'espère donc arriver rapidement au second ravitaillement. Un bénévole me dit 15 minutes, ça va être long! Sur un saut de tronc, première crampe aux isquio de la jambe gauche. Etirement obligatoire durant 30 secondes et je repars. C'est définitif, la moindre montée est difficile même en marchant. Je me sens vider de forces... le moral n'est plus au top... Une lumière d'un concurrent se rapproche en contre bas de la forêt.

   Allez! Je relance sur de belles foulées très rythmées lors des rares parties plates et j'arrive finalement au ravitaillement numéro deux sans m'être fait rattrapé. Et là, je prends le temps... discussion avec les bénévoles, remplissage du camel back, coca, tuc, fromage et chocolat en nombre. Je prends même des réserves pour le trajet afin de ne pas m'alourdir de trop et faire une seconde erreur de ravito. Je mangerai progressivement durant les montées suivantes en altèrnant régulièrement avec des gorgées d'eau. C'est au trentième kilomètre que je perds ma quatrième place. Il a l'air en forme et je ne peux le suivre dans les montées qu'il fait lui aussi en marchant, mais plus vite que moi. Je ne m'affole pas et garde mon rythme en essayant juste de bien relancer sur les descentes et les faux plats. Je continue à boire et manger énormément pour éviter les crampes et garder de l'énergie pour la fin du parcours. Chaque bénévole rencontré m'encourage et m'incite à penser que le plus dur est derrière moi. Arrivé sur un nouveau col avec une Madone et des jeunes autour d'un feu de camp, je ressens du mieux dans mon corps. Ca reste dur d'avancer mais l'énergie est revenue et une superbe descente m'attend pour tomber sur Curis en passant devant le site d'escalade. L'énorme plaisir prit dans cette descente et le troisième ravitaillement musical me remotive pour bien finir. Le programme annoncé par les bénévoles c'est 4 kilomètres de montée puis 3 de descente avant l'arrivée. La montée fut terrible par moment avec une difficulté à marcher et une envie de s'arrêter. Mais, le dénivelé change régulièrement et j'arrive même à repartir en trottinant par moment. Au sommet de cette dernière côte, un bénévole me dit que le coureur précédent qui m'avait doublé au trentième n'est pas loin et complètement cuit. Je décide donc de prendre tous les risques dans la descente pour le rattraper. Et c'est le cas rapidement. Je le dépasse telle une fusée et m'en vais ralier l'arrivée en toute vitesse, content d'en finir avec cette course très difficile. Je double deux jeunes demoiselles qui devaient cloturer le 25 kilomètres et fini cette course à la quatrième place en 4h20.

 

   Cette nuit des cabornes fut donc une course extrêmement compliquée. Un entrainement sérieux doit être fait pour ne pas trop souffrir. Le travail en fractionné et en côtes est obligatoire. De plus, les chevilles doivent être renforcées et bien musclées car l'entorse est possible à chaque instant. Cette course risque de devenir un rendez-vous important de la saison trail dans la région. Plus dur, plus dangereux, plus exigeant, plus sympathique et plus trail que la saintélyon, la nuit des cabornes est à mes yeux le rendez vous night and trail de l'année en rhône alpes. Je vous conseille donc fortement de zapper la saintélyon commerciale et bitumée sur sa fin de parcours, pour cette course 100% trail 100% nocture. Le parcours est magique, très beau malgré la nuit et varié en continu. L'organisation est jeune mais déjà expérimentée et l'accueil très sympathique. Le balisage fut l'un des plus parfait que j'ai connu. Le seul bémol serait sur les ravitaillements un peu léger au regard du prix de l'inscription assez conséquent. Merci à l'organisation, ce fut un grand plaisir pour moi et j'espère monter sur le podium l'an prochain...

   Cette course avait pour but de préparer les templiers 2010. Le physique est là, aucune blessure, et le plein de confiance...