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24 heures de bonheur

Feu vert, ou la mécanique du confinement naturel. 

    Les feux sont au vert pour mettre en place nos valeurs écologiques et sociales au profit du bien être de tous. Loin du sud national, notre région Rhône Alpes Auvergne bascule progressivement vers le vert de l’espoir pour le ver de terre et notre bonne vieille terre souffrante. Levons le verre à demain!

    Le Corona virus, Covid 19, coronaminus , bref cette quarantaine bienfaitrice a été pour nombre de personnes, un retour sur soi, une réflexion personnelle sur la place de chacun dans ce monde, et dans ce temps, limité par la mort. 

    Un retour aux sources confiné, pour un éveil écologique, enjoué et dynamique. 

Regroupons les bonnes idées, les valeurs, le temps de chacun, pour tous vivre ensemble, et partager simplement la vie, les vies qui nous entourent.

    Ce weekend a été pour moi une bouffée d’air pur. Des amis, une ribambelle d’enfants, mon grand jardin, un barbecue, du soleil, de l’ombre, du sport, ou un simple jet d’eau. Des glaces bien entendu, l’apéro vin, pain, saucisson sec, mais surtout des quiches ou gâteaux apportés par nos invités. 24h de bonheur et de partages, pour 10 enfants de 2 à 9 ans, et 8 adultes unis par l’expérience staps.

Pour le Coach Troubadour, recevoir des Amis c’est important, le cadre doit être sain, l’organisation parfaite. 

Recevoir des Amis, c’est faire le grand rangement et le ménage, mais sa compagne assure 80% des faits. 

Recevoir des Amis, c’est faire place nette et sécurisée… mais dégainer dés qu’il faut, ballons, jeux de société, livres, film, vélos et jeux d’eau. Et même sans cela, nous avons 10 gones rusés, malins, avides d’apprendre et d’expérimenter, autonome à souhait dans le jeu. 10 gones qui s’adorent, se connaissent, grandissent ensemble sous les yeux de leurs parents amis à vie. 

Recevoir des Amis, c’est échanger, se conseiller, s’encourager et planifier des vacances ensemble.

Recevoir des Amis, c’est toujours entendre Romain râler, si un ami part avant Cendrillon. 

Recevoir des Amis c’est admirer la vie, la vraie.

Recevoir des amis, j’aime.

    Alors quand tout le monde est parti se coucher, quand le plus dur était d’aller se coucher, j’ai choisi de monter la tente, et de m’isoler dans ma bulle. Ma camisole, mon sarcophage, mon tombeau, ou ma tombe timbale à 2 balles. Un espace libre et protégé, une infiltration dans la Nature, mon inspiration ce soir. J’y suis, j’y reste, j’écoute, je vis. L’écoute des sons, aigus ou graves, courts ou longs, dynamiques ou posés. Toute la Flore est réuni ce soir, comme tous les soirs, mais ce soir, en ma présence. 

    Au moment du brossage de dents, en arrivant à l’étage, j’entends mon fils qui pleure chaudement. Délivré de me voir, il se calme en me tombant dans les bras. Un câlin et une idée me vient. « Et fiston, je viens de monter la tente dans le jardin, tu veux venir dormir avec moi? » Energique malgré l’heure tardive, il se redresse et me regarde avec ce grand sourire figé. Oui, il est emballé. Transpirant de son cauchemar, je lui propose une douche, un pyjama plus chaud, son duvet, un livre et sa lampe de poche. 

    Pendant qu’il installe les tapis et les duvets, je passe par la cuisine prendre le nécessaire au petit déjeuner, mais surtout la fin des biscuits apéro. Ainsi, 3h du matin, je suis dans ma tente à l’ombre du prunier du jardin, en compagnie de mon fils qui arrête de sourire, seulement pour avaler quelques curly dégusté 1 à 1. On est bien, là, allongé l’un à côté de l’autre, entre père et fils, sous le regard de la Mère Noëlle, prêt à s’endormir et prendre du repos. La nuit fut douce et belle.

    Aujourd’hui, suite à la sieste générale et familiale, j’ai proposé au fiston d’aller faire un tennis au club de papa. Terre battue sous bulle, je me suis régalé à lui organiser deux exercices pour travailler l’engagement, le coup droit et le revers, du haut de sa première année de pratique en club. Un petit match pour finir, et cette envie folle de passer le tapis pour lisser la terre battue. Energique et fier, il a parfaitement réalisé sa partie de terrain. Ainsi, le jus de fruits s’imposait, partagé dans le calme de la terrasse du club.

C’était donc à mes yeux, et non ceux d’Olivier ou des bleus,  un weekend inoubliable pour moi, et certainement pour mon fils, du haut de ses 5 ans. 

 

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