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Via Rhona Episode 5

pour jardiner un peu. Valence est à 35 kms, je continue, nous verrons.
Je poursuis donc ma route le long du fleuve et des plantations fruitières. Le soleil tape fort, les passages sous les arbres sont agréables. Les mûres et prunes jaunes picorés ici ou là, hachent un temps ma performance sportive. Je roule depuis le lever du soleil avec plaisir et regard émerveillé. Mais, je sens que le corps faiblit. Je choisis donc de conserver le plaisir du voyage, en prenant le train de Valence à Lyon. Je m’en vais donc trouver la gare de Valence, et retrouve la joie du feu rouge, arrêt, pied à terre, pied sur pédale, appui fort, lancer de vélo, démarrage en danseuse. La gare est là, les terrasse des cafés sont pleines et bruyantes. La population se croise, s’active, dégage une énergie dynamique. C’est un retour dans la vie active citadine après un périple solitaire dans un cadre naturel, mais aménagé par l’homme.
Le temps de prendre mon billet, et me voilà installé sur ma banquette, pour une heure de rails en mode pilotage automatique. Posé et forces déposées, je lutte pour garder les yeux ouverts. Je dois m’absenter tout de même quelques secondes ici ou là, tête légère posée contre la vitre, corps lourd avachi sur le siège. Cette pause me sera bénéfique. J’arrive en gare de Jean Macé, réactive le corps, n’oublie aucun bagage et enfourche une dernière fois mon moyen de transport. De suite, je décide de rejoindre les quais du Rhône pour retrouver un semblant de tranquillité, et poursuivre la trace de la Via Rhona. Tranquille sans danger automobile, mais le monde est partout. Le soleil brille, le vent est doux, la foule se déplace, se promène ou se fossilise sur les divers bancs, marches et espaces de pose, ou pause. 
Je me faufile avec cet étrange sentiment de légèreté  sur ce chemin connu, et de craintes à l’idée de finir ce trajet, et donc cette aventure. J’observe, pédale en douceur, profite… Puis, c’est un dernier défi que je m’impose sans difficulté. Se lever, trouver l’équilibre, se mettre en danseuse pour augmenter la vitesse. Se gainer, se porter vers l’avant, puissant et droit vers la ligne blanche d’arrivée. Tout donner, finir à bloc, arriver au plus tôt, au plus vite, pour savourer l’effort total. Découvrir et utiliser la moindre énergie du corps pour atteindre le maximum, la limite. Se sentir fort, puissant pour aller vers le vide, l’épuisement. 
Certain pense que je suis compétiteur pour gagner les autres. Ce n’est pas le cas. Bien sur, le résultat mathématique d’un classement, sur un nombre défini de participants, est une statistique qui honore les meilleurs. Je la regarde, me compare. Mais je la compare à mes performances passées pour savoir ou j’en suis. Car je suis. Je cours, pédale ou nage, donc je suis. Moi, seul, face à la souffrance physique et mentale, que la performance sportive demande. Jamais, je ne veux être meilleur que la personne devant moi. Je veux être meilleur que moi. Donner mon maximum et ne pas avoir de regrets. Gagner contre ma souffrance, gagner contre le temps, la nature, mais pas contre celui qui s’est entrainé comme moi. Il fait sa course avec difficultés ou plaisirs. Moi avec plaisir de tout donner, de la sensation. Le plaisir de courir au coeur d’une forêt. Le plaisir de nager dans l’eau salée. Le plaisir de pédaler à travers champs et étangs. Le plaisir de vivre. Prendre du plaisir. 
Et le plaisir s’est démultiplié à l’ouverture automatique de mon portail en bois. Vélo déposé au coeur de la cour, ouverture de la maison, grenadine servie, direction le potager pour trouver son dîner de récompense. Haricots trop long à faire… salade verte oui, tomates, rouges de chaleur, framboises, carottes oui, et un artichaut à cuire le temps de la douche. Parfait, tout est là, place à la douche puis la cuisine. 
Mon repas d’arrivée est donc composé de tomates cerises rouges, roses, jaunes ou noires. Salade verte accompagnée de tomates, maïs, thon et lardons. Le succulent artichaut précède un yaourt désiré et des framboises non mangé par les enfants pour une fois. 
Cette petite aventure cycliste était un régal. Un trip sportif à refaire différemment, un trip sportif que je te conseille. La Via Rhône est belle à visiter sur quelques kilomètres… A toi de choisir le nombre!

Fin Version B

Via Rhona Episode 5

pour jardiner un peu. Valence est à 35 kms, je continue, nous verrons.
Je poursuis donc ma route le long du fleuve et des plantations fruitières. Le soleil tape fort, les passages sous les arbres sont agréables. Les mûres et prunes jaunes picorés ici ou là, hachent un temps ma performance sportive. Je roule depuis le lever du soleil avec plaisir et regard émerveillé. Mais, je sens que le corps faiblit. Je choisis donc de conserver le plaisir du voyage, en prenant le train de Valence à Lyon. Je m’en vais donc trouver la gare de Valence, et retrouve la joie du feu rouge, arrêt, pied à terre, pied sur pédale, appui fort, lancer de vélo, démarrage en danseuse. La gare est là, les terrasse des cafés sont pleines et bruyantes. La population se croise, s’active, dégage une énergie dynamique. C’est un retour dans la vie active citadine après un périple solitaire dans un cadre naturel, mais aménagé par l’homme.
Le temps de prendre mon billet, et me voilà installé sur ma banquette, pour une heure de rails en mode pilotage automatique. Posé et forces déposées, je lutte pour garder les yeux ouverts. Je dois m’absenter tout de même quelques secondes ici ou là, tête légère posée contre la vitre, corps lourd avachi sur le siège. Cette pause me sera bénéfique. J’arrive en gare de Jean Macé, réactive le corps, n’oublie aucun bagage et enfourche une dernière fois mon moyen de transport. De suite, je décide de rejoindre les quais du Rhône pour retrouver un semblant de tranquillité, et poursuivre la trace de la Via Rhona. Tranquille sans danger automobile, mais le monde est partout. Le soleil brille, le vent est doux, la foule se déplace, se promène ou se fossilise sur les divers bancs, marches et espaces de pose, ou pause. 
Je me faufile avec cet étrange sentiment de légèreté  sur ce chemin connu, et de craintes à l’idée de finir ce trajet, et donc cette aventure. J’observe, pédale en douceur, profite… Puis, c’est un dernier défi que je m’impose sans difficulté. Se lever, trouver l’équilibre, se mettre en danseuse pour augmenter la vitesse. Se gainer, se porter vers l’avant, puissant et droit vers la ligne blanche d’arrivée. Tout donner, finir à bloc, arriver au plus tôt, au plus vite, pour savourer l’effort total. Découvrir et utiliser la moindre énergie du corps pour atteindre le maximum, la limite. Se sentir fort, puissant pour aller vers le vide, l’épuisement. 
Départ Dimanche 18h00, Arrivée Lundi 20h00. 26 heures de trip solitaire en vélo à travers un bout de France. 240 kilomètres avalés et quelques douleurs tendineuses au genou. Un esprit sain qui s’est nourri et hydraté à la sensation. et aux paysages. Une chaîne cassée, deux crevaisons, mais souvent le plaisir de pédaler et d’y aller, droit devant. Devant, là bas, puis ici, devant mon portail qui s’est ouvert pour mon plus grand plaisir…
Vélo déposé au coeur de la cour, ouverture de la maison, grenadine servie, direction le potager pour trouver son dîner de récompense. Haricots trop long à faire… salade verte oui, tomates, rouges de chaleur, framboises, carottes oui, et un artichaut à cuire le temps de la douche. Parfait, tout est là, place à la douche puis la cuisine. 
Mon repas d’arrivée est donc composé de tomates cerises rouges, roses, jaunes ou noires. Salade verte accompagnée de tomates, maïs, thon et lardons. Le succulent artichaut précède un yaourt désiré et des framboises non mangé par les enfants pour une fois. 
Cette petite aventure cycliste était un régal. Un trip sportif à refaire différemment, un trip sportif que je te conseille. La Via Rhône est belle à visiter sur quelques kilomètres… A toi de choisir le nombre!
 

Fin Version A

Via Rhona Episode 4

nombre de cyclistes chargés par le matériel du campeur, mais aussi des familles qui se promènent sous le soleil.

Il est 11h heures lorsque je commence a être dominé ou attiré par les fontaines de Cruas. La remontée vers ce nouvel objectif, le long du Rhône, se fait contre un fort vent de face. La route est agréable, mais les jambes commencent à ressentir la fatigue. Au final, les kilomètres s’enchainent et la curiosité de découvrir la centrale nucléaire de Cruas me détend. La section de la Via Rhôna autour de ce mastodonte est magnifique. EDF a dû y mettre du sien pour rendre la Via parfaitement bitumée et décorée de massifs colorés. Je serpente et contourne le site, passe devant le parking couvert de panneaux solaires, et termine par un jardin d’enfants. Je décide d’y faire une pause alors que des familles admirent leur progéniture grimper et courir à travers les jeux. Une table de pique- nique s’offre à moi, au devant d’une jolie vue sur la berge opposée du fleuve. Je m’installe, sors une demi-baguette et mes dernières gouttes d’eau.

C’est alors qu’une petite dame s’approche et me demande une partie du banc. Je l’accueille avec sourire, elle et sa canne, alors que plusieurs tables étaient libres. Elle s’installe avec difficulté, en m’annonçant que je rencontre une survivante!

  • -  Une survivante? C’est à dire...?

  • -  Je suis une survivante du Virus, du Covid.

  • -  Ah bon! Toutes mes félicitations!

    Et elle enchaine à me raconter son épopée, elle l’Alsacienne. Ses deux mois de coma, sa sortie de l’hôpital sans souvenir, sa rééducation chez sa fille. La peur de mourir et l’incroyable retour à la vie. Les pertes de mémoire et le soutien de ses proches. Cette mamie me parle de son mari défunt, ses petits-enfants avec qui elle aime voyager en duo... Sa vie de retraitée active qui s’est brisée sur le Plexiglas du virus masqué. Bref, elle me parle et j’écoute. Elle explique, je mémorise. Nous échangeons, je la félicite. Puis, elle s’en retourne vers sa demeure, boitillante et battante. Se retourne une dernière fois, souriante et pleine d’énergie, pour elle, pour moi.

    Il est temps de repartir moi aussi. Mais, je suis à plat. Non pas physiquement, mais mécaniquement. Mon pneu arrière a perdu toute sa vitalité, j’ai crevé. En m’approchant de la table, j’ai emprunté un chemin de cailloux, serait-ce le fautif? Bref, pas de chance, nouvelle réparation!

    Roue arrière... donc la plus complexe à enlever du cadre. Je décide d’alléger le vélo en ôtant mes bagages. Une dizaine de minutes de bricolage pour repartir à neuf. Le tout sans oublier de passer la main à l’intérieur du pneu pour vérifier si une épine n’était pas resté dedans.

    Il est 13h, il faut repartir direction Valence.

    Avant la préfecture drômoise, je dois traverser La Voulte-sur-Rhône, puis Le Pouzin. Sur ce tronçon, la Via Rhôna est agréable. Elle serpente entre les champs, les vergers garnis, les potagers particuliers, les prairies orangées, et quelques bras du fleuve. Une régalade de paysages, d’odeurs et couleurs. Quelques hameaux traversés, mais surtout des caravanes, ou des maisons de bric et de broc, entourés de potagers, tous plus beaux les uns que les autres. Je m’aperçois également que le kiwi tient une jolie place dans ce département. Nombreux sont les vergers d’actinidiers, cet arbre reconnaissable par son architecture de soutien qui engendre la création d’un tunnel cubique. L’alternance de pousses mâles et femelles permet la formation des kiwis. Bref, je n’aime pas le kiwi, donc je trace ma route jusqu’au prochain village. Celui-ci me permettra de recharger mes réserves d’eau épuisées. Un cimetière, un robinet, une photo et c’est reparti sur la Via. Les genoux commencent à grincer, le trajet doit se terminé aujourd’hui, j’aimerai garder mon mardi 14 juillet... 

Via Rhona Episode 3

Yeux grands ouverts, souvenirs de ce cauchemar, incapable de retrouver le sommeil. 4h30, je replis le matériel, reprends une poire au sol, replace la paille au champ, place nette sans déchet, je prends la route, juste avant le soleil.

J’enchaine les virages entre les champs, et à travers de petites forêts. Je croise déjà un cycliste, aussi matinal que moi, pour éviter la chaleur du milieu de journée. Après quelques hésitations au niveau de Pont Saint-Esprit, je retrouve la bonne direction vers Bourg Saint-Andéol. Le vélo au lever du jour est un vrai régal. Le calme de la nature qui s’éveille. Des lapins me coupent la route, les coqs s’expriment, les cygnes et canards font leur toilette. La nature est reposante, la température idéale, les chemins se concentrent en forêt toujours proche d’un bras du fleuve. C’est alors qu’un petit pont de bois et métal, tout juste rénové, se dresse devant moi par son côté très arrondi. Pour lui faire face, je me dresse sur mes pédales en danseuse, ne change pas de vitesse et... l’arrêt. Stoppé net avant le sommet du pont, la chaine a cassé. Il est 7h30 du matin, mon vélo est inutilisable, la chaine aurait pu passer entre les lattes du pont, mais heureusement, j’ai de quoi réparer.

Lors de mon premier et dernier Ironman à Barcelone, en 2014, ma plus grande crainte était de casser la chaine. J’avais alors acheté le matériel nécessaire à la réparation. Jamais utilisé, un tuto youtube, et, en 20 minutes je change le maillon défectueux. On notera la grande force nécessaire pour enclencher le nouveau maillon. C’est reparti, mais pas seul. A peine sur ma selle, un papi en vélo électrique me dépasse gentiment. Je reste dans sa roue quelques minutes avant de monter à sa hauteur le temps de discuter un peu. Il fera demi-tour au prochain pont, c’était sympa d’échanger quelques instants avec ce passionné de cyclisme, qui commence chacune de ses journées, par un tour en vélo, plus ou moins long.

Après cette mésaventure, il est temps de trouver un festin comme récompense. Viviers sera le village choisi. Là aussi, le charme est touristique, les enfants auraient leur place pour une visite des ruelles. Mais, ce sera un petit déjeuner solitaire, en terrasse d’une excellente boulangerie pâtisserie. Mon repas? Une part de pizza, qui ici représente 1/4 de cercle, une tarte aux framboises et un éclair au chocolat. Avec ce menu salé très sucré, je devrais tenir jusqu’en début d’après midi. C’est un vrai régal! Un appel rapide à ma compagne qui m’accompagne de loin, et c’est reparti direction Cruas.

Et là, c’est le drame! Je n’arrive pas à retrouver le chemin et décide de m’aventurer sur la Nationale jusqu’au prochain village. Je comprendrais plus tard que la Via Rhôna bifurque sur certains villages. J’aurai dû revenir sur mes pas avant Viviers, pour prendre la nouvelle direction de la piste cyclable.

Toujours penché vers l’Avant, le regard à l’horizon, je n’aime pas faire demi-tour. Alors, je m’entête dans mon idée qu’en prenant la Nationale le long du Rhône, je retomberai sur la Via. Encore faut il retrouver le Rhône! Malheureusement, à la sortie de Viviers, au rond point, je ne prends pas la direction du Teil, pensant avoir déjà laissé ce village dans le rétroviseur. Et, je m’aventure sur une belle côte, qui s’enfonce inexorablement dans les collines ardéchoises. J’attends le prochain village pour faire le point sur la direction à prendre. Après 6kms de montée, la carte du téléphone indique bien un grand détour à prévoir si je persiste. J’admets mon erreur, et décide de faire demi-tour pour prendre la direction du Teil. C’est donc une grande descente de 6kms, auxquels j’ajoute 4 kms de faux plats descendants, l’ensemble avalé à coup de gros braquet et nombreuses relances en danseuse. Même si les poids lourds sont nombreux, ce petit dénivelé positif, puis négatif m’a fait le plus grand bien aux jambes... et au moral. La Via Rhona est en grande majorité plate, d’une sécurité totale. Le dénivelé manque, mais le silence de la Nature y est roi, au contraire de cette nationale bruyante et dangereuse.

Je fais donc 25kms de nationale avant de retrouver la Via Rhôna ardéchoise, au niveau de Rochemaure. Je retrouve ma voie tranquille et naturelle tout proche du Rhône. Je croise un bon 

Via Rhona Episode 2

Caderousse est le village recherché sur chaque panneau de la via rhona. Extrêmement bien fourni en signalétiques; à chaque intersection, aucun doute sur la direction à poursuivre. Les panneaux s'enchaînent, les portions de champs de lavandes viennent colorer les vignes, les cigales sont toujours là, c'est un moment de sport solo très agréable.

Caderousse est protégé par une muraille circulaire. Je l'a contourne puisque l'idée est de trouver le cimetière. Pas de visite pour le travail de généalogie, mais le besoin de remplir les réserves d'eau. Sache que si un jour, tu es en manque d'hydratation sur une randonnée ou un footing, tu trouveras toujours un robinet d'eau potable a l'entrée des cimetières. Ce robinet a pour objectif l'arrosage des plantes offertes à nos ailleux. Bref, pause boisson, demi baguette de pain, une orange et c'est reparti! Je rentre dans la ville, retrouve la via rhona et tourne les jambes sans le cerveau. Il me faut 10 minutes pour me dire que je connais ce paysage, mais à l'envers! Bref, à la première intersection j'ai la confirmation que je rebrousse chemin. Demi tour, de nouveau caderousse, sa muraille, ses pavés, ses jolies maisons et sa bifurcation qui me fait partir de l'autre côté du Rhône.

Ce fleuve que je n'ai pas encore vu s’offre à moi pour la prochaine heure de route. Le long du Rhône, je découvre des carrières, de grandes surfaces de panneaux solaires, des bras du fleuve orienté vers l’hydratation des champs céréaliers. La piste est droite, lisse, parallèle au cours d’eau, le vent s’est couché, les jambes déroulent bien. Cette longue remontée vers le nord prend fin par l’arrivée au village de Mornas, après une approche forestière. Mornas, c’est le village qui accueille ce château perché, et éclairé la nuit, que tu vois sur ta gauche juste avant l’arrivée à la bifurcation d’Orange. Une pause à prévoir avec les enfants lors d’un futur voyage, pour qu’ils s’imaginent chevalier au moyen âge, en visitant les ruines de ce château fort.

Les premiers vergers de cerisiers, poiriers et pommiers font leur apparition. Alors que le soleil entame sa descente, je me retrouve le long de l’A7 pour une remontée vers Mondragon. Je commence à me dire que le timing ne sera pas bon si la nuit m’oblige à poser la tente en voisin de l’autoroute. Mais, une fois Mondragon passé, je m’enfonce dans les vergers, vers l’ouest, et m’éloigne de l’autoroute du soleil. Les premiers champs de blé fauché me donne l’idée de trouver ce type d’offrande de l’homme, pour emprunter la paille et m’en faire un matelas douillet. Après quelques kilomètres, une petite route desservant plus de champs que de maisons, m’emmène direction Pont Saint Esprit. Et là, l’idéal surgit. Je fais face à une intersection située entre un verger de poiriers et un champ de blé fauché, chauffé par le soleil, pour sécher sa paille.

C’est décidé, je passerai la nuit ici. Très vite, je m’active, la lumière naturelle tend à disparaitre. Je vide le vélo de toutes mes affaires, j’emprunte de la paille pour me faire un matelas sur cette terre sèchée caniculairement. J’installe la tente, plus vite que la veille, lorsque le fiston voulait m’aider. Une poire ramassée au sol, et je m’enferme dans mon scaphandre au coeur de la nature ardéchoise. Le festin du soir se résume à cette poire, la seconde moitié de baguette et de l’eau, beaucoup d’eau. La fatigue ne me fait pas veiller. Réveil réglé à 5h comme le soleil, serein et fatigué, je m’endors.

Bien débutée, la nuit vire au cauchemar. Aucun dérangement, un sol moelleux, des bêtes en sommeil, des conditions idéales. Et pourtant. Mon cerveau me joue des tours. Il s’inquiète d’être réveillé par des ouvriers venant ramasser les poires, aux premières lueurs du jour. Le cauchemar est composé d’ouvriers surpris de me voir, d’un patron énervé de me voir et moi, pressé de ne plus les voir! Mais, certains ouvriers profitent de mon envie de déguerpir rapidement et volent ma lampe torche ou ma sacoche. Explications musclées, misère et fatigue lu dans leurs yeux, tristesse. D’autres ouvriers, torches enflammées dans le poing, viennent demander une augmentation au patron. Feu qui démarre au loin, la panique et les cris s’intensifient, je me sens tout petit au milieu de ce brouhaha cafarnaum qui m’encercle. Bref, je me réveille en sueur à 4h du matin en pleine nuit calme. 

Via Rhona Episode 1

Ballade à vélo, 24h en solo...

Via rhona ou voie ferrée?
C’est décidé, dans deux jours je pars en solo, sur mon vélo, testé mon nouveau sac de boulot, en mode écolo. Pensée restée fixé dans mon cerveau, depuis la vue de deux jeunes, sortant du train, un matin, avec leur vélo et cette pancarte « Via rhona, de Lyon à la mer ».

Depuis mon pot de départ de Caluire St Clair, je possède un sac à dos multifonctions, pouvant être fixé à l’arrière d’un vélo. Un grand merci à mes anciennes adhérentes pour ce merveilleux cadeau, très utile et pratique, pour mes envies touristiques et sportives.

Nouveau travail, donc pas de vacances pour moi. Mais, ma compagne et mes enfants partent une semaine au pays des cigales, à Saint Remy de Provence. Je les accompagne pour le weekend.
Un samedi d’installation, une nuit en tente pour Lucien et papa, un dimanche matin randonnée auprès d’un lac, puis piscine du camping.

Bien installés dans un chalet, ils sont prêt à se régaler avec maman, je suis prêt à partir en vélo, en solo, direction le boulot.

Plutôt que de remonter d’Avignon uniquement en train, j’ai décidé de prendre mon vélo et de faire une partie de la via rhona. Plus écolo et sportif, un voyage solo et attractif par la nature traversée.
Tente, sacoche pour réparations mécaniques, pompes à vélo, claquettes, 1 baguette, quelques fruits et vêtements, sans oublier 2,5L d’eau.
24h à pédaler, s’arrêter, réparer, consommer, s’hydrater, manger, le tout sans rien abimer (le tendon rotulien un peu!), et admirer la Nature en silence.
Nuit en tente, sans duvet, endormi la nuit, debout au lever du soleil... du bonheur au rythme du soleil et du vélo.

Allez, je te raconte...

Dimanche 12 juillet 2020, 17h, le soleil est passé en phase descendante, c’est parti, tout léger, à pédaler, de Saint-Remy de Provence en direction de Saint-Maurice de Beynost. Le 13, 26, 07, 69 et le 01. 5 départements à vélo, faune et flore en spectacle, l’effort physique et la détente mentale, 24h en solo.

Dimanche, 80kms en 4h.
1 petite heure pour arriver en banlieue d’Avignon. Je longe le périphérique du tramway pour contourner Avignon par l’est, direction Le Pontet. Une boulangerie ouverte au carrefour des avenues, tramway et cyclistes, je m’arrête pour le ravitaillement. Ce sera baguette pour le dîner, et, éclair au chocolat pour le plaisir du moment! Avant de partir, j’ai l’idée de m’arrêter au bureau tabac voisin, pour acheter des piles. En effet, mon capteur de distance et vitesse m’a lâché depuis quelques mois déjà, et cela me manque. Bref, pile et baguette acheté, je file trouver la via rhona au Pontet. C’est chose faite au niveau de l’hippodrome, qui annonce toujours un concours hippique le 12 avril 2020.
Très vite sortie de la ville, le bonheur commence par des traversées de vignes par milliers. Des lignes droites de 300 à 800m avant de bifurquer à angle droit, pour poursuivre ma route le long des immenses plages de vignes. La terre est invisible. Des galets de toutes formes et tout volume recouvrent le sol, et emprisonnent la mauvaise herbe à un destin caché. Impressionnant de contrastes avec le bois et les feuilles formés ou déformés des vignes, ces galets donnent l’impression d’alourdir le sol. 2 ou 3 caves et exploitations traversées me rappellent ce travail... juteux! Sorgues, Chateauneuf-du-Pape... c’était magique de beauté viticole sous un soleil reposant. 

Séance Running ou March’Activ

80 minutes de déplacements à vitesses variées pour permettre le développement de sa capacité cardiaque. 

5 minutes

    10 minutes

        10 x 1 minute 

            5 ou 10 minutes

        10 x 1 minute

    10 minutes

5 minutes 

 

5 

Echauffement articulaire: chevilles, genoux, hanches, épaules, nuque. 

10 

Footing échauffement musculaire: montées de genoux, talons fesses, pas chassés, croisés et quelques flexions sprints.

10 x 1 

Alternance d’accélérations en vitesse maximale, et de récupération en rythme lent. 10 répétitions donc 20 minutes de travail.

5 ou 10 

Footing rythme régulier

10 x 1 

Même travail pouvant être enlevé, si le fractionné est pour toi, une première fois.

10 

Footing de récupération 

Etirements et Relaxation respiratoire de fin de séance.

 

10 x 1 c’est 

    3 possibilités, 3 niveaux 

        Marche lente et Marche rapide 

            Course et Marche 

                Course lente et Course rapide 

Ma Dame de Coeur

Le slameur Grands Corps Malade dévoile le second titre de son album, un hommage aux dames.


A la Dame, la femme, celle d’une vie, qui donne vie, et, qui vit dans l’ombre du mâle, parfois du mal.
Ma dame à moi sera toujours ma Mère à qui je voulais construire un château, comme Marcel Pagnol.
La Dame qui pique, sans confiance, avec confidences.
La dame sans trèfle, trop peu de chances.
La dame carrée, qui tenaient ses 4 hommes à carreau,
La dame au grand coeur, ma maman partie trop tôt.
Elle était la dame de trèfle qui a piqué d’humour et d’amour mon coeur.
Comme une partie de cartes, ou de balles, à 2 balles ou au bal, la vie doit être brûlé jusqu’à la dernière heure.


https://www.youtube.com/watch?v=TC7aA1WIkyQ&frags=pl%2Cwn 

Fabuleux... sans être complètement heureux

Fabuleux !!!! 

    Une fabuleuse soirée du 15 août! Ce jour qui annonce un weekend allongé, des bouchons sur l’autoroute du soleil, la période des férias et des grands championnats sportifs, mais aussi la préparation de la rentrée scolaire. Au bout de mes souvenirs, je ne me remémore pas une soirée  du 15 aout aussi inattendue que celle vécue dans ces dernières 24 heures. 

Allez, j’te raconte…

    Aujourd’hui, c’est jour de match. Lyon est en 1⁄4 de finale de la prestigieuse Ligue des Champions face aux Citizens de Manchester. Le rendez-vous est fixé au Ninkasi la Doua. Le bar ou je regarde les matchs de foot lyonnais depuis le début de ma paternité. 

    En attendant, je passe la journée à faire une sortie d’1h en vélo, bricoler une chappe, faire des courses de célibataire en trottinette électrique. Et oui! Voiture, femme et enfants sont parti jeudi, pour 10 jours, chez mes beaux-parents, proche de la Méditerranée. Je suis solo, libre, et plein de choses à faire, avec un job à 40 heures semaine. 

    Activités effectuées, je suis à 2h du coup d’envoi. Un petit message sur le whatsapp des voisins de ma rue, et Marc vient donner une nouvelle perspective à cette soirée. Après un super weekend montagneux, mon Roots Camping-Car n’a pas voulu redémarrer cette semaine. Surement la batterie... Marc me l’a confirmé, le RCC redémarre, des pinces laissées au cas ou, le moteur doit tourner pour recharger la batterie en fin de vie, je dois donc partir... 20 minutes à préparer mon départ en speed, mais le temps n’attend pas. 

    Au volant de mon RCC, je remonte la route de Genève, direction Caluire puis Villeurbanne et, enfin, une place sur le campus de La Doua, là-même ou j’ai étudié, là-même ou je dormirai jusqu’au lendemain. 

    Apéro jus de pomme au rhum, crevettes et tomates pour le plat, biscuits Prince et Yop à la fraise pour la gourmandise du dessert. Ce temps de pause, posé dans mon Roots Camping-Car, me replonge avec nostalgie dans ces belles années staps qui m’ont permis de trouver ma bande d’amis à vie. Fin du repas, changement de vêtement pour être un minimum élégant, et je chevauche mon vélo direction le Ninkasi. 

    A mon arrivée, le match débute tout juste. Le rhum ananas, avec 1 pointe de jus de fraise est servi, je suis bien. Le match s’avère d’une grande qualité technique et d’un engagement d’équipes soudées. La tactique anglaise ne bloque pas le jeu pleinement confiant des lyonnais. Le milieu de terrain français prend le dessus, et développe, par l’intenable Oussem Aouar, de belles opportunités de but. Les actions marquantes de ces trente premières minutes de jeu se déroulent sur le côté de Maxwell Cornet. Il est l’homme du couloir, autant en défense qu’en attaque, par ses capacités d’accélérations et sa protection du ballon. L’ouverture du score est une inspiration technique incroyable de ce joueur. Sa frappe pure et brossée ne laisse aucune chance au portier mancunien. 1-0 Lyon. La salle exulte, et moi avec! La soirée est bien lancée, mon espoir de victoire confirmé. La fin de mi-temps est plus difficile pour les lyonnais, qui font très bien le dos rond jusqu’à la pause. 

    La seconde mi-temps est plus fantastique encore, avec, d’un côté le temps qui passe, et, de l’autre, les actions de jeu qui font alterner les émotions et les espoirs d’un soir. L’égalisation anglaise, par le très bon Kévin De Bruyne, calme mes voisins supporters. Mais, l’entrée de Moussa Dembélé engendre une double délivrance. Voir Lyon reprendre si simplement l’avantage est fou! Malgré l’égalisation encaissée, les lyonnais n’ont pas lâché, ont continué de faire le pressing, récupérer de nombreux ballons par Caqueret notamment, et développer du jeu. Un jeu rapide dès la récupération du ballon. Rapide comme le raid de Moussa Dembélé sur le but du 2-1 pour Lyon. La joie devient aérienne dans le bar. Les gens crient, sautent, ne respectent plus les gestes barrières avec leurs amis. Enfin, le troisième but vient valider la qualification lyonnaise dans le dernier carré de la compétition. Un France-Allemagne au programme, et à la fin c’est l’Allemagne qui gagne... ou le petit Poucet !!! 

Bref, rendez-vous mardi pour la suite, face au grand favori de la compétition, le Bayern Munchen. 

    Note payée, je ne rentre pas, mais poursuis en vélo direction le centre ville. Ce moment magique doit bien se fêter au cœur de cette ville fauve. 

    Direction les quais du Rhône, ou une autre jeunesse a choisi d’autres soirées. DJ de musiques Salsa pour de nombreux danseurs face à la péniche nommée La Berge. Je regarde un instant. Des familles et des enfants de tout âge dans les jeux, des terrasses bondées, des vélos en pagaille, il y a du monde pour un 15 aout lyonnais. Plus loin, un groupe avec des percussions met un rythme endiablé à l’esplanade garnie de gens festifs, en petits groupes, distant des contacts extérieurs. Je regarde un instant. Les gens se croisent, mais le flu principal mène Chacun et Tous vers la place Bellecour, devenue inaccessible aux voitures. L’ambiance est chaude, bruyante, souriante, les gens sont heureux et le crient sur les toits et dans la rue. L’ambiance est bonne, donc... je regarde un instant. Et puis, l’instant suivant, c’est Julien qui passe devant mon regard fixe. Je l’interpelle, j’ai perdu mes cheveux, lui, n’a pas bougé. Je suis certain de moi, lui envoie les mots UFRAPS et Stage. Il connecte, hallucine et m’invite à boire un verre. Minuit trente, et je me retrouve en terrasse d’un bar, avec un prof d’EPS à Mayotte depuis 8 ans, qui rentre le matin même de vacances à La Baule, et qui prendra l’avion mardi pour sa rentrée scolaire. Le Destin d’une soirée solo j’y crois, je le vis chaque jour. Bien sûr que les deux verres de Chardonnay sont pour moi, mec ! 

    Deux heures à échanger sur nos vies, depuis ce perdu de vue, à la fin de notre stage de licence, permettant de préparer l’oral 1 du concours. Concours réussi pour lui, échec pour moi. Mais, deux mecs heureux de leur parcours, de leur vie actuelle, du bonheur footbalistique du soir, du moment inattendu passé ensemble. 

    Lors de ce stage, nous étions trois pour enseigner aux enfants des mêmes classes. On s’était partagé le travail en trois avec Jeremy et donc Julien. A l’époque, une belle entente sérieuse et musicale s’étaient installé entre nous. Etant tout deux en réussite au concours, ils ont maintenu un contact, l’un prof en Guyane, l’autre à Nice. Mais en Guyane, Jérémy à chopé un stafilocoque, trois ans après l’obtention de son CAPEPS. Mal soigné, complications, le cerveau qui vrille, et Jeremy s’éteint, sans enfant, sans vie de rêves comme prof d’EPS au soleil. Cette joie de se retrouver par hasard m’a aussi apporté la tristesse d’apprendre le décès de cette personne, avec qui j’ai partagé de bons moments le temps d’une année de ma vie. Le vin blanc fut dégusté à sa mémoire.

    Julien raccompagné à Grange Blanche, je décide de mettre une petite couche à mes quadriceps pour éliminer le rhum, euh le sucre des boissons du soir. 20 minutes à fond dans les rues lyonnaises en ne prenant pas le plus court, mais le bitume le plus agréable pour la glisse. Un petit décrassage à l’approche du CCR et me voilà bien fatigué, prêt à me coucher et me laissé aller à mes souvenirs étudiants. Encore une belle soirée, un belle destinée, une belle vie. 

24 heures de bonheur

Feu vert, ou la mécanique du confinement naturel. 

    Les feux sont au vert pour mettre en place nos valeurs écologiques et sociales au profit du bien être de tous. Loin du sud national, notre région Rhône Alpes Auvergne bascule progressivement vers le vert de l’espoir pour le ver de terre et notre bonne vieille terre souffrante. Levons le verre à demain!

    Le Corona virus, Covid 19, coronaminus , bref cette quarantaine bienfaitrice a été pour nombre de personnes, un retour sur soi, une réflexion personnelle sur la place de chacun dans ce monde, et dans ce temps, limité par la mort. 

    Un retour aux sources confiné, pour un éveil écologique, enjoué et dynamique. 

Regroupons les bonnes idées, les valeurs, le temps de chacun, pour tous vivre ensemble, et partager simplement la vie, les vies qui nous entourent.

    Ce weekend a été pour moi une bouffée d’air pur. Des amis, une ribambelle d’enfants, mon grand jardin, un barbecue, du soleil, de l’ombre, du sport, ou un simple jet d’eau. Des glaces bien entendu, l’apéro vin, pain, saucisson sec, mais surtout des quiches ou gâteaux apportés par nos invités. 24h de bonheur et de partages, pour 10 enfants de 2 à 9 ans, et 8 adultes unis par l’expérience staps.

Pour le Coach Troubadour, recevoir des Amis c’est important, le cadre doit être sain, l’organisation parfaite. 

Recevoir des Amis, c’est faire le grand rangement et le ménage, mais sa compagne assure 80% des faits. 

Recevoir des Amis, c’est faire place nette et sécurisée… mais dégainer dés qu’il faut, ballons, jeux de société, livres, film, vélos et jeux d’eau. Et même sans cela, nous avons 10 gones rusés, malins, avides d’apprendre et d’expérimenter, autonome à souhait dans le jeu. 10 gones qui s’adorent, se connaissent, grandissent ensemble sous les yeux de leurs parents amis à vie. 

Recevoir des Amis, c’est échanger, se conseiller, s’encourager et planifier des vacances ensemble.

Recevoir des Amis, c’est toujours entendre Romain râler, si un ami part avant Cendrillon. 

Recevoir des Amis c’est admirer la vie, la vraie.

Recevoir des amis, j’aime.

    Alors quand tout le monde est parti se coucher, quand le plus dur était d’aller se coucher, j’ai choisi de monter la tente, et de m’isoler dans ma bulle. Ma camisole, mon sarcophage, mon tombeau, ou ma tombe timbale à 2 balles. Un espace libre et protégé, une infiltration dans la Nature, mon inspiration ce soir. J’y suis, j’y reste, j’écoute, je vis. L’écoute des sons, aigus ou graves, courts ou longs, dynamiques ou posés. Toute la Flore est réuni ce soir, comme tous les soirs, mais ce soir, en ma présence. 

    Au moment du brossage de dents, en arrivant à l’étage, j’entends mon fils qui pleure chaudement. Délivré de me voir, il se calme en me tombant dans les bras. Un câlin et une idée me vient. « Et fiston, je viens de monter la tente dans le jardin, tu veux venir dormir avec moi? » Energique malgré l’heure tardive, il se redresse et me regarde avec ce grand sourire figé. Oui, il est emballé. Transpirant de son cauchemar, je lui propose une douche, un pyjama plus chaud, son duvet, un livre et sa lampe de poche. 

    Pendant qu’il installe les tapis et les duvets, je passe par la cuisine prendre le nécessaire au petit déjeuner, mais surtout la fin des biscuits apéro. Ainsi, 3h du matin, je suis dans ma tente à l’ombre du prunier du jardin, en compagnie de mon fils qui arrête de sourire, seulement pour avaler quelques curly dégusté 1 à 1. On est bien, là, allongé l’un à côté de l’autre, entre père et fils, sous le regard de la Mère Noëlle, prêt à s’endormir et prendre du repos. La nuit fut douce et belle.

    Aujourd’hui, suite à la sieste générale et familiale, j’ai proposé au fiston d’aller faire un tennis au club de papa. Terre battue sous bulle, je me suis régalé à lui organiser deux exercices pour travailler l’engagement, le coup droit et le revers, du haut de sa première année de pratique en club. Un petit match pour finir, et cette envie folle de passer le tapis pour lisser la terre battue. Energique et fier, il a parfaitement réalisé sa partie de terrain. Ainsi, le jus de fruits s’imposait, partagé dans le calme de la terrasse du club.

C’était donc à mes yeux, et non ceux d’Olivier ou des bleus,  un weekend inoubliable pour moi, et certainement pour mon fils, du haut de ses 5 ans.